Après le déluge, Alex Beaupain.

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Des chansons d’amour qui courent jusqu’au déluge. Dans son nouvel album très attendu, Alex Beaupain tord l’amour dans tous les sens sur des mélodies pop très orchestrées. On n’attendait pas autre chose de sa part. L’amour comme argument principal de ses précédents albums, déjà très réussis, déjà célébrés par la critique. Mais Alex Beaupain n’est pas un chanteur de charmes en plus, un énième chansonnier de l’amour. Non, c’est sa vérité qui nous charme, nous bouleverse : une voix qui enveloppe, développe des images, des moments de vie qui défilent parfois dans l’urgence comme sur l’évident « Vite ». Un son parfois rétro où violons sixties cotoyent des synthés qui se malheureusement lourd sur certains titres où l’on regrette que les arrangements abîment légèrement la poésie de ces histoires, du temps qu’il égraine et dépeint (« En quarantaine »). Une musique forte et solide, des airs parfois fragiles mais un regard vrai, parfois amusé.

Des références assumées à Souchon (« Ca ne m’amuse plus) et Julien Clerc (« Coule ») n’arrivent pas à la hauteur des plus belles chansons de ce disque, les « Grands soirs », « Je suis un souvenir » et « Baiser tout le temps qui clôt cette album avec une sensualité bouleversante : un abandon multiple à des désirs contradictoires.

Douze chansons qui portent les arguments d’un très beau disque de variété. Dans la lignée de ses influences, il serait temps qu’après le déluge, ce nouvel album ancre définitivement Alex Beaupain en pleine lumière.

 

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