Anouk Aïata : une voix du ciel

 

« La fille mangeuses des nuages du ciel », c’est ce que signifie Aïata chez les maoris. Anouk n’a peut-être pas dévoré les nuages mais le grain de sa voix, les sonorités musicales sonnent comme un appel au vagabondage. Elle a certainement erré avant de signer chez Barclay, chanté sur mille et une scènes avant d’en arriver à la sortie de cet EP, annonçant un album à venir prochainement. C’est accompagné de Amos Mah (co-auteur des musiques et des textes, violoncelliste de talent) et Jean-Louis Solans (réalisateur de l’EP, guitariste de Mano Solo, Pauline Croze entre autres) que la jeune femme présente sur scène ses titres (notamment en première partie de Zebda très récemment au Zenith de Paris).

Il y a comme une inspiration de Dalida, un peu comme une bambina des carrefours, plus dans l’exercice d’être que dans le style. Comme Dali porteuse d’un certain métissage (égyptienne d’origine italienne, aux inspirations internationales), Anouk invite à un voyage sonore où les rythmes manouches laissent sa voix comme un éclat, en français, en anglais ou en espagnol avec la très jolie reprise Naci en Alamo. Un ailleurs. Nous sommes en 2012 : Un peu de jazz, de world music, de reggae, de folk pour cette jeune artiste, venue du trip hop. Indéfinissable certes, mais c’est certainement cette absence de contours qui nous emporte avec elle dans cette épopée amorcée par ce « Pourquoi regardes-tu la Lune ? ». De ses errances, Anouk semble avoir ramené des étendues, et autant de lumières. Un air frais dans cet automne, à savourer.

 

 

 

 

 

 

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En concert le 4 décembre prochain à  La Loge (Paris)

 

 

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