Vincha + Hancrafted soul + Anouk Aiata aux Trois Baudets le 16 Mai 2013

J’arrive un peu après 20h, le set est déjà lancé, je m’assois pendant le refrain et j’entends le chanteur chauffer la salle sur « les petits seins c’est sympa ».
Mais où suis je ? Qui est il ? A qui s’adresse t il ?

Il s’agit de Vincha, un trentenaire qui associe joliment textes français et sonorités hip hop, entre la chanson française et le rap. Bien installée dans mon fauteuil, je lui ai donc laissé sa chance, je l’ai attentivement écouté nous chanter Paris, les filles, les soirées alcoolisées, la paternité, l’enfance, les galères…
Ce garçon a réussi à me faire rire dès le début du set, m’a intriguée sur sa chanson « Paris » et m’a émue grâce au titre « mon fils », en une trentaine de minutes seulement. Suffisant pour me donner l’envie d’en écouter davantage.

L’album « Si Si la famille ! » est disponible et Vincha sera en concert au nouveau casino le 5 Juin prochain.
Si si, vas y !

Le 2nd groupe Handcrafted soul, duo parisien au look très vintage et clairement inspiré de la culture américaine des années 50′ et 60′, s’installe sur scène pour changer radicalement l’ambiance. Ils nous chantent le rock, le blues (en anglais, évidemment) et on apprécie. Pour notre plus grand plaisir, ils s’essaieront même au français sur un titre (mais ça, on vous laisse le soin de vous déplacer et d’aller apprécier en live). Jolie performance au style retro.
Je ne manque donc pas de l’occasion de vous informer de la récente sortie de leur tout premier EP et de leur présence dans nombre de festivals cet été.

A suivre.

Au tour d’Anouk Aiata de prendre place, et je ne vous cache pas qu’elle a motivé à elle seule mon déplacement aux 3 Baudets. Je l’ai découverte un soir de Novembre 2011 à La Loge, dans le cadre des soirées Klaxon organisées par le tourneur Asterios (qui n’a pas manqué de poursuivre l’aventure avec elle d’ailleurs), du temps où elle formait avec son acolyte Amos Mâh le groupe « Anouk Aiata and the feathered trees ». Ce soir là, j’ai quitté la salle le sourire aux lèvres déterminée à garder un œil sur le projet; ce que j’ai fait. Un nom de scène un peu plus court, quelques titres écrits et composés à 4 mains avec Amos Mâh, la sortie d’un EP 4 titres au cours de l’automne dernier pour nous aider à patienter ont récemment donné vie à un premier l’album « La femme mangeuse des nuages du ciel ». Enfin. Quelle réussite. Tout comme le live, éclectique et pourtant si cohérent. Anouk Aiata et ses 3 comparses (violoncelle, guitare, batterie) nous emmènent faire un tour du monde musical où résonnent des notes country, jazz, tzigane.

On remarque une plume accrochée à l’oreille d’Anouk, des bijoux, un look hippie pour un rendu fidèle aux visuels de l’album. Une aisance surprenante et beaucoup d’humour en guise de transition.
Les titres s’enchaînent avec la plus grande fluidité pendant plus d’une heure. A peine eu le temps d’être très touchée par la mélancolique « ce n’est pas une larme » que le concert s’achève sur la très sixties et entraînante « Quoi qu’il m’en coûte ».
C’est en toute intimité, micros fermés, assis en bord de scène qu’elle reviendra en rappel avec Amos Mâh pour nous offrir une douce reprise d’Opium, poison de rêve … pour nous faire passer une bonne nuit.
Salle comble pour Anouk Aiata. Amplement mérité. Je reviendrai.

Toutes les dates de concert ici.