Live reports / 05/09/2016

Bilan des premières Francofolies de l’année #FrancosMTL

 

Cette 28ème édition des Francofolies de Montréal était visiblement placée sous le signe de l’évènementiel. Entre créations spéciales et le nombre d’artistes confirmés, difficile de savoir où donner de la tête. Les choix furent souvent cornéliens. Moins de découvertes intéressantes aussi, à moins que cette impression ne soit due à un manque de variété.

 

Et pourtant, sur le papier, la programmation avait de quoi rendre impatient. A commencer par la soirée d’ouverture urbaine, mettant en vedette les formations Loud Lary Ajust, Alaclair Ensemble, Dead Obies et Brown, qui avait pour mission de rajeunir le public du festival. Pari gagné.

 

Dès le lendemain, les « gros noms » se bousculaient, éclipsant du même coup de pourtant belles révélations, à l’instar de Félix Dyotte et Jason Bajada. Jean Leloup présentait, en solo cette fois, Le fantôme de Paradis City ; Marc Dupré recevait ses amis pour une grande fête au Centre Bell ; Les Trois Accords s’amusaient sur la scène du Club Soda ; et Gainsbourg se voyait ressuscité par Arthur H et Jane Birkin à la Maison Symphonique. D’aucun parlaient également d’un spectacle gratuit proposé par Serge Fiori… tombé dans l’oubli malheureusement.

 

Pour ceux qui n’avaient pu se rendre à la Maison Symphonique pour les hommages à Serge Gainsbourg d’Arthur et Jane, une troisième soirée consacrée à son vaste répertoire était offerte par Stefie Shock. Le Québécois, trop souvent comparé à l’auteur-compositeur français, a voulu y croire à nouveau – il vient de sortir un discutable album de reprises – et s’est donc pris au jeu, invitant quelques “belles” à partager les succès de Serge.

 

Des têtes d’affiche venues de France également, avec les rares Alain Souchon et Laurent Voulzy, le temps d’une soirée, mais aussi et surtout avec Louise Attaque. Le groupe a enflammé la scène du Metropolis deux soirs de suite. Des représentations attendues à en croire la réaction du public qui, dès les premières notes de Ton Invitation, chantaient (hurlaient ?) les paroles. L’ambiance est restée la même tout au long du concert. Impressionnant.

 

A l’image de Julien Doré l’année dernière, Vianney s’est mérité deux prestations extérieures en deux jours. Inconnu au Québec, l’artiste masculin de l’année au dernière Victoire de la Musique a jouit d’une belle campagne de promotion pour annoncer ses deux spectacles. Véritable coup de cœur des programmateurs, à l’instar de Safia Nolin – récipiendaire du prix Félix Leclerc -, il a séduit le public présent sans grande difficulté.

 

Le 15 juin, la Place des Festivals a éclipsé toutes les autres scènes. Des foules impressionnantes se sont succédées pour les 2Frères d’abord et Ariane Moffatt ensuite. Deux styles, une ambiance. Les premiers ont confirmé leur incroyable succès des derniers mois devant un parterre impressionnant à cette heure. La seconde a joliment célébré l’amour et dédié son spectacle aux victimes du massacrés d’Orlando, survenu quelques jours plus tôt. Une soirée exceptionnelle, ponctuée d’un feu d’artifice et qui reste sans aucun doute la plus marquante de toute cette édition.

 

Autre joli moment malgré un engouement plus mitigé, le double plateau Philémon Cimon et Dominique A, à l’Astral. Philémon a réchauffé l’atmosphère par des versions plus rock de ses nouvelles chansons, moins édulcorées, que sur son dernier opus. Définitivement, le jeune québécois reste l’un de nos coups de cœur. Ensuite, Dominique A est venu clore la soirée de sa présence réconfortante et de ses textes riches, dix ans après sa dernière visite au Québec.

 

A surveiller

 

Jolie et rock’n’roll Andie Duquette. La demoiselle a confirmé son talent et sa maîtrise incroyable de la scène. Une pluie inattendue a découragé certains admirateurs, mais Andie a continué sans broncher entre compositions originales issues de son premier album et reprises éclectiques, d’Ariane Moffatt à Niagara. Quelques jours plus tôt, la rockeuse ouvrait les spectacles de Marc Dupré au Centre Bell avec ses amis Alexe Gaudreault et Jérôme Couture. Déjà là, c’est elle qui était parvenue la première à réchauffer le public.

 

Mention pour la pop-rock planante des franco-ontariens de Pandaléon. Juste quelques extraits ont suffi à convaincre de se plonger, enfin, dans leur plus récent album, Atone, publié chez Audiogram.

 

Laurence Nerbonne vient d’être sacrée Révélation Pop ICI Radio-Canada par la chaîne publique québécoise. De plus en plus présente sur le devant de la scène, cette artiste pop a récemment publié un premier album qui fait sensation tant auprès des professionnels que du grand public. Elle a offert plusieurs spectacles dans le cadre de ces Francofolies et on ne serait pas étonné de la retrouver sur une plus grande scène lors d’une prochaine édition.

 

Les discrets Maude Audet et Bertrand Belin ont de leur côté charmé leur public de leur folk romantique pour l’une et rock pour le second.
Il parait que Tire le Coyote, Laurence Jalbert, Thomas Fersen et Patrice Michaud étaient aussi de cette 28ème édition des Francofolies de Montréal. Dommage.


Tags:  francofolies montréal

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Aurélie Lebec
Tantôt attachée de presse, tantôt journaliste. Je parle de musique sur @LaBandeSonore. Amoureuse de cinéma, de mots et, parfois, de télévision. Envoyée spéciale à Montréal




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