Carla Bruni’s Little French Songs

i6a4plpqOjUs

 

On voudrait pouvoir dire du mal de Carla Bruni. La rejeter en bloc. Mais ce serait malhonnête quand même de l’emballer dans un vulgaire sac plastique, de la fuir pour une histoire d’étiquette. Alors on se risque à l’écoute de « Little French Songs » et voilà une tentative que l’on ne regrettera pas.

L’album s’ouvre sur la plus belle chanson « J’arrive à toi ». On ne peut enlever à Madame ses qualités d’écriture. Un Joker sur « Mon Raymond », « Le Pingouin » aux échos trop évidents, renvoyant à des images pas très propres pour un focus musical. Car il est bien question de musique ici, deuxième métier de celle qui prit le costume de première dame pendant 5 ans, après avoir affolé les podiums avec son allure irréprochable. Carla Bruni porte la mélancolie à merveille, sa « Prière » se réveille efficace mais elle semble avoir perdu un peu de son swing, « Pas une Dame » ne prends pas, un peu comme ce chez « Keith et Anita » présenté comme premier single. Quand il s’agit de célébrer la France, c’est en italien que Carla Bruni le fait avec finesse et élégance. Comme le doux « Darling » qui évoque l’absent, l’ombre des souvenirs restants où sa voix, de gorge serrée, se place justement. Légère et souriante sur « La Valse posthume », adaptation libre d’un Chopin qu’elle admire autant que les Brel, Ferré, Brassens qu’elle célèbre en un titre : Little French Songs.

« Liberté, liberté » chante t-elle en refrain d’une voix plutôt claire. Celle, peut-être de continuer à chanter, même si on a perdu la magie de ce premier « Quelqu’un m’a dit ». Il reste la poésie de Carla Bruni, le son de sa guitare que l’on aime triste et de sa voix, voilée.

    Laisser votre commentaire ici