Cats On Trees à la Cigale de Paris

catsontrees On avait bien ressenti que ce concert n’était pas comme les autres et que Cats On Trees était particulièrement excité par cette date à la Cigale de Paris. Cela faisait quelques jours que le duo toulousain postait de nombreux messages sur les réseaux sociaux pour témoigner de l’avancée des préparatifs de ce concert à guichet fermé. Le groupe a promis des « ouh ouh », il n’a pas menti.  La Cigale de Paris affiche complet ce soir pour la nouvelle révélation pop française qui emporte tout sur son passage : Cats On Trees. Composé de Nina Goem et Yohan Hennequin, Cats On Trees  fait sensation depuis la sortie de son premier album éponyme en octobre 2013. En tournée dans toute la France, il fait un passage parisien très attendu et important pour lui. La salle est pleine comme un œuf et le début du printemps parisien donne une atmosphère chaleureuse. Les lumières s’éteignent et un homme entre en scène et s’empare de sa guitare folk. La première partie ne fait pas dans la demi-mesure. Il s’agit de Nick Mulvey, artiste folk britannique qui s’est fait remarquer en assurant l’ouverture des concerts de John Butler Trio et par son premier single Nitrous fin 2013. Avec sa guitare cristalline et son jeu subtil truffé d’harmoniques naturelles. Tout en douceur, ses premiers titres sont écrasés par le brouhaha ambiant et les conversations bruyantes des spectateurs. Mais après quelques titres et grâce à une voix assez exceptionnelle, Nick Mulvey réussit à capter l’attention de la salle et récolter de nombreux applaudissements. Il termine en beauté avec son nouveau single Cucurucu, extrait de l’album First Mind qui sortira lundi prochain en France. Faisant mouche, la foule soutient l’artiste en tapant dans les mains rythmiquement. Un beau retournement de situation qui prouve son talent et la puissance de ses ballades folk émouvantes. Il reviendra à Paris au Café de la Danse de Paris le 10 juin prochain. IMG_3832 

Après une vérification des éclairages et des instruments, Cats On Trees s’apprête à entrer en scène. Alors qu’une vague sonore s’empare de La Cigale, quatre musiciennes prennent places. Deux violons, un alto et un violoncelle s’assoient derrière et introduisent l’arrivée des deux membres de Cats On Trees. Scénographiquement, la batterie et le piano sont côte à côte comme le faisait le groupe punk-cabaret américain Dresden Dolls. A deux, ils remplissent une scène assez grande et les éclairages triangulaires décorant la scène n’y sont pas pour rien.  A peine arrivés, le concert démarre par la superbe You Win. Une neige cathodique s’étale dans le fond de scène et donne une ambiance particulière. Tout en sensibilité, le duo monte le tempo d’un cran avec Burn. Le public est à bloc, heureux d’être là, et n’hésite pas à le montrer au groupe. Pour les remercier et faire péter la baraque, Cats On Trees dégaine son single imparable, l’incroyable Siren’s Call. Intergénérationnelle, la chanson démontre que son potentiel tubesque se décuple en live et quasiment tout le public chante et/ou tape dans les mains avec beaucoup d’engouement. C’est rare de voir une chanson pop française regroupée autant de monde et susciter autant d’excitation. Les cordes s’envolent et viennent sublimer cette mélodie crescendo et superbe. Pas de prolongement, de version allongée pour faire durer le plaisir, Cats On Trees enchaine les titres de son premier album avec plaisir. Walking On The Line, Jimmy, You Are, elles sont toutes introduites et les spectateurs peuvent mieux comprendre pour qui elles ont été écrites. Ils profitent aussi de ces moments toujours un peu compliqués d’entre deux chansons pour parler à leur public et avec beaucoup d’humilité à partager leur émotion, leur joie aussi d’en être déjà-là et d’avoir un public aussi fervent. Beau joueur, toute la Cigale leur offre une véritable ovation. Qui a dit que les salles parisiennes étaient toujours glaciales ?!

Pour rendre ce concert encore plus spécial, Nina et Yohan ont une surprise et invitent Maxim Nucci aka Yodelice à les rejoindre sur scène. Barbe de folkeux imposant le respect, chapeau de circonstance, Yodelice les rejoint sur scène et ensemble ils entament une reprise très réussie de Mad World de Gary Jules. Très beau moment mélancolique en apesanteur, Maxim Nucci quitte la scène sous les applaudissements du public et les Cats On Trees profitent de l’excitation générale pour expérimenter un nouveau morceau intitulé « oh oh« . Après avoir fait apprendre à la va-vite les paroles en anglais au public, le groupe joue le morceau en entier et tout le chante avec le groupe comme si c’était un ancien single, c’est aussi ça la force de la pop. Après Wichita, l’énorme TikiBoy en live et une reprise de Love You Like A LoveSong de Selena Gomez, Cats On Trees fait ses remerciements et quitte la scène. Après un rapide rappel, ils reviennent et jouent pour la première fois Bateaux, une composition en français. L’intégration d’un titre en français ne choque pas, bien au contraire, avec un univers musical très prononcé et cohérent. Tout en douceur, on se perd dans les abysses marins de ce titre aquatique à l’histoire aigre-douce.

 

Pour mettre un point final à ce concert et finir sur une note plus joyeuse, Cats On Trees rejoue Siren’s Call qui éclate et est reprise en chœur par le public. Un véritable succès et une standing ovation amplement méritée. Cats On Trees continue sa tournée à travers toute la France et fera le tour des festivals d’été. Un concert pop entre joie et tristesse du plus bel effet. Pour un début, une chose est sure, c’est plus que prometteur.