« Chacun s’en tient à son instrument pour se sentir plus libre » Bikini Machine

Entre deux promos, pour la sortie de leur album, Bang On Time!, nous avons rencontré les Bikini Machine. Les rennais reviennent avec un nouvel album, très réussi, et une tournée qui passera notamment par le Nouveau Casino le 17 décembre prochain : l’occasion de faire le point sur leurs influences, leur rapport à la scène dans la bonne humeur…. et le sérieux aussi!

– Sur « Bang On Time! », cette fois, pas un seul titre en français…

– Déjà sur l’album précédent, on avait peu de textes en français. C’est vraiment suivant l’inspiration de Fred (le chanteur et l’auteur des textes). Ce n’était pas réfléchi, c’est venu comme ça… naturellement. On a du mal à faire des mélodies fortes pour les textes en français. En français, on est vachement plus exigent sur la qualité de l’écriture, on travaille l’anglais comme une musique.

– Comment construit-on un album en groupe ? Quelle est votre méthode de travail ?

– On voulait sur cet album là de la cohésion avant tout. On travaille toujours par petits groupes : deux personnes par exemple commencent le morceau et les autres viennent se greffer petit à petit. Les textes arrivent en dernier avec Fred.

– Votre album, et votre musique en général, est très liée à l’image en général… au cinéma plus précisément.

– On dit souvent qu’on aimerait faire une musique de film… et c’est vrai qu’on ne nous l’a jamais proposée (rires). Les musiques de films nous inspirent particulièrement mais pas seulement celles des années 60! On a fait une fois un ciné-concert avec le film « Desperado » en reprenant la musique de Rodriguez : c’était un exercice super intéressant. Mais ce que l’on aimerait, vraiment, c’est pouvoir prendre le temps de créer une musique image par image.

– Votre image est également travaillée avec beaucoup de finesse. Pouvez-nous parler du nouveau clip…

« Le clip de « Stop All Jerk » est réalisé par le même réalisateur que « Où vont-les cons? »(de l’album précédent). Pour ce nouveau clip, on voulait retravailler avec lui, il nous a envoyé un scripte et on a foncé. Il travaille une image très sixties et c’est exactement ce qu’on voulait. Suite à notre première expérience à ses côtés, on savait qu’on pouvait lui faire confiance et on est très heureux du résultat. »

– Quelles sont vos inspirations pour créer le son « Bikini machine » assez unique en son genre ?

On se réunit tous autour de la musique garage et le rock’n roll des années 60. Certains d’entre nous aiment beaucoup les arrangements de cordes des années 60 avec des violons, des cuivres…. La musique actuelle, pop essentiellement, nous rassemble aussi. On se retrouve sur différents styles musicaux mais c’est vrai que comme les années 60 étaient très riches au niveau musical, elles incarnent pour tous une vraie référence.

Ce qui est génial aujourd’hui c’est qu’avec les nouvelles technologies et l’enregistrement numérique, on peut recréer des sons, des ambiances… Par exemple : pouvoir mettre des samples de cuivres sans avoir fait le conservatoire et avoir une connaissance parfaite de la technique d’orchestrations. On se donne un peu l’impression d’être de ces grands compositeurs de musiques de films des années 60, de ces grands arrangeurs de la variété de ces années-là.

– Vous commencez une tournée qui passera le 17 décembre par Paris au Nouveau Casino… à quoi doit-on s’attendre ?

– C’est un album qu’on a envie de jouer en live. On ne s’est pas embêté avec des séquences, chacun s’est cantonné à son instrument. C’est pour ça que Romain, à la batterie, nous a rejoint. Cela nous permet de jouer avec quelques samplers mais de restituer le vrai climat de l’album et de se sentir plus libres sur scène qu’avec des séquences qui nous astreignent. C’est plus vivant, plus live… plus rock! »