« Créer un moment privilégié, proposer une expérience » Wax Tailor

 

– Comment est né cette idée de live symphonique ?

J’ai un vrai intérêt sur le format symphonique et l’occasion s’est présentée lors d’une création sur les interactions entre musique et nouvelles technologies. J’hésitais… et puis je me suis dit qu’en 2014, c’était les 10 ans de mon projet. Pour fêter ça, c’était le meilleur moyen de me faire plaisir et de proposer quelque chose de différent au public. 

– Avec qui as-tu travaillé pour adapter les morceaux de tes quatre albums en version symphonique ? Et pour la création vidéo ?

J’ai fait la plupart des arrangement mais les orchestrations, elles, ont été réalisées en discussion avec Rémi Galichet. Pour la vidéo, j’ai la chance avec le temps d’être devenu un catalyseur de concepteurs et de réalisateurs vidéos. Pour Dusty par exemple, j’avais lancé un énorme appel d’offre où l’on avait reçu plus de 700 mails. Du coup pour ce projet symphonique, on avait plein de contacts et j’ai choisi de travailler avec Pierre Jean, qui a réalisé le live. C’est lui qui a fait toute la coordination des équipes de réal. 

 

– C’est un live particulier qui est une sorte de parenthèse, de side project immortalisé. Toi qui préfère les albums studios aux albums live, comment as-tu appréhendé la réalisation du film ?

Pour moi ce n’est plus un live, un live ça se vit dans une salle de concert. Quand tu le sors de la salle, cela devient le film du concert. Le projet se voit à travers l’oeil du réalisateur. Je suis hyper présent au montage, je sais exactement ce que je veux. Pour la musique, on a enregistré les dix concerts qu’on a fait, on a essayé de faire un mix de toutes pour la musique mais cela ne marchait pas. On s’est concentré sur la meilleure prise et on a essayé d’être le plus fidèle à ce que j’avais en tête.

– As-tu senti une différence de perception de la part du public sur ce projet symphonique, très différent de ce que tu proposes d’habitude ?

Très largement! Elle est téléguidée par mes choix de répertoire, de salles. Quand tu installes les gens dans un beau théâtre, assis, dans un espace confiné… c’est le même public mais dans des conditions différentes. J’avais besoin de créer ce moment privilégié avec les gens, de leur proposer cette expérience et les retours correspondent tout à fait à cet état d’esprit. 

– Dans cette idée d’expériences, est-ce que tu as d’autres envies de collaborations qui n’ont pas été concrétisé ?

Oh oui particulièrement dans la danse, je voudrais travailler avec des danseurs avec des capteurs sur des lignes graphiques. Après je me confronte souvent à une réalité économique bien souvent car cela met beaucoup de gens sur les routes. Niveau musique, j’adorerais pouvoir faire quelque chose avec Damon Albarn. Mais je ne peux rien faire si je n’ai pas une idée, même si j’aime beaucoup un artiste, il me faut cette idée là pour pouvoir créer quelque chose.

 

Merci à Wax Tailor, Cécile Legros et Michele de chez Believe