Culture Box / Portraits / 07/05/2012

Dalida, 25 ans déjà.

« Yolanda a préféré se retirer pour laisser Dalida entrer dans l’éternité » confiait Orlando, célèbre producteur et frère de la chanteuse, lors de la réalisation d’un documentaire retraçant le parcours de l’artiste, aujourd’hui disparue.

C’était il y a 25 ans. Dans la nuit du 2 au 3 mai, Yolanda Gigliotti écrivit la fin de son histoire résumant la somptueuse destinée qui était la sienne en ces quelques mots : « Pardonnez moi, la vie m’est insupportable ». De son enfance au Caire jusqu’à l’apogée internationale de sa carrière, la vie de Dalida fût ponctuée de drames et sans en faire l’étalage, lorsque les médias, à chaque anniversaire, ressassent les détails de sa vie personnelle, on finit par se demander où a-t-elle pu trouver la force de se battre aussi longtemps. L’amour du public était certainement le meilleur pansement pour ses plaies ouvertes, redonnant ainsi un souffle régulier à l’envie de vivre qui l’animait. Car cela ne fait nul doute, Dalida fût et demeure l’une des artistes préférées des français, contribuant aussi au rayonnement de la variété francophone dans le monde entier.

La chanteuse, venue du Caire, fière de ses origines italiennes, a traversé les modes, bravant les obstacles avec un courage, bien trop rare aujourd’hui. Lorsque le tout-Paris disait sa carrière finie, Dalida s’offrit l’une des plus belles standing ovation de sa carrière. Alors que certains la pensaient, certainement légère, à l’image des mélodies disco sur lesquelles elle dansait, Dalida prit la parole, chantant les douleurs de la vie avec une rare humilité. Elle fût la première femme à remplir le Palais des Sports de Paris, la première à recevoir un disque de diamant mais aussi la première artiste indépendante (Son frère Orlando ayant lui-même créer sa propre société de production). Son sens inné du spectacle et sa sensibilité hors-norme ont fait d’elle une pionnière, bien en avance sur son temps, à l’écoute d’elle-même et d’un public, qu’elle n’a jamais pris pour acquis.

Il reste en chacun de nous un refrain de Dalida, plusieurs mêmes, des mélodies dansantes des années yéyé ou disco jusqu’aux monuments de la chanson qu’elle interprétât avec brio dans sa robe blanche de madone. Très souvent reprise, parfois imitée, Dalida est, pourtant, assise au Panthéon des inimitables, là où siègent Ferré, Brel, Barbara ou encore Claude François : ces immortels qui reviennent régulièrement sur le devant de la scène, nous rappelant parfois ce qu’ils étaient au regard de ce que sont aujourd’hui ceux que l’on érigent, bien souvent à tord, au rang de star.

Alors nul ne pourrait reprocher à son frère, Orlando, « gardien de sa mémoire », de célébrer cet anniversaire en offrant à ceux qui ont aimé et connu Dalida, une porte ouverte sur le souvenir, à ceux qui ne l’ont pas connu, une chance de découvrir quelle artiste extraordinaire, quelle femme fût sa soeur car si certaines sensibilités musicales ne peuvent s’accorder avec la sienne, il ne fait nul doute que ce destin exceptionnel peut laisser en chacun de nous une trace indélébile.

Site Officiel

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« Depuis qu’elle est partie » – Dalida chantée par une pléiade d’artistes dont Hélène Ségara, Amel Bent, Christophe Willem ou encore Dany Brillant

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Tags:  anniversaire suicide dali dalida ; 25 ans ; orlando ; bambino ; hommage ; seventies helene segara la bande sonore yolanda gigliotti

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Diane Roudeix
Rédactrice en chef de La Bande Sonore




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