Editos / Portraits / 28/02/2013

Darc Day. Daniel est mort

 

« La vie est mortelle mon amour
Pas un encore, pas de retour
Bientôt viendra la fin des jours
La fin des jours. »

 

On aurait aimé avoir d’autres occasions de vous donner de ses nouvelles. Mais notre rencontre avec Daniel Darc a eut lieu bien avant la création de la Bande Sonore. Les premiers mots tremblants. Quelques éclats. Une étreinte.

Avant des retrouvailles plus tard au Couvent des Bernardins où résonnera encore longtemps la taille de son âme. Ce jour là où Darc nous avait fait l’effet de cette fulgurance, qui lui était propre. Cette espèce de transcendance qui bouleverse, retourne mais ne s’explique pas. La fougue, la foudre, la flêche. Crève coeur.

Il y a un an, j’ai illustré une émission sur NRJ12 consacrée à la chanteuse Berry avec son entêtant « C’est moi l’printemps » en rappels à leurs nombreux duos comme la délicate chanson d’Hélène du film « Les Choses de La Vie ». Il y a un mois, c’est en voisin que nous avions assisté au triomphe de Christophe à Marigny. Hier, avec un journaliste nous partagions nos souvenirs de rencontres avec Darc, comme des instants surréalistes, particuliers.

Il a laissé une empreinte avec sa main nu et son bras noir. Sauvage et romantique, une trace indélébile dans le rock, dans la chanson aussi : un pont avec une poésie continue. Le punk envoie tout foutre en l’air pour la dernière fois.  Laissant derrière lui un dernier album, un peu improvisé certes, mais juste et élégant. Un compromis paisible avec les démons, en apparence. « Soit consacré pour tes mots et tes cris » chantait-il. Cela ne fait nulle doute aujourd’hui que chacun se souvient, que chacun se rappelle d’un bout de Darc en lui. Il fait partie de ses « Amours suprêmes » qui giflent et caressent de tant d’échos.

L’arc tendu, il aura chanté la mort maintes fois. Mais on imaginait presque plus la sienne. Faisant taire ceux qui parfois l’avait enterré bien avant l’heure, il est parti vers l’infini sans crier gare. Immortel Daniel.

 

« N’ayez aucun remords, Le jour de mes obsèques, Au-dessus de mon corps, Dieu dansera avec Nijinsky »

 

Beau voyage.

 

 

 

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Crédits photo : Richard Dumas


Tags:  27 février 2013 berry crève coeur daniel darc hommage la taille de mon âme

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Diane Roudeix
Rédactrice en chef de La Bande Sonore




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2 Comments

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