De toutes les Francofolies.

 

On parle souvent de La Rochelle, un peu moins de Montréal et Spa qui, pourtant, portent avec fierté la marque « Francofolies ». On oublie parfois qu’il y a eu des Francofolies à Buenos Aires, Berlin, Los Angeles mais aussi en Suisse ou encore en Bulgarie… et il se murmure qu’une édition verrait le jour à New-York l’an prochain.

Aujourd’hui il y a la France, le Québec et la Belgique.

C’est en 1985 que Jean-Louis Foulquier crée les Francofolies de la Rochelle, dédiées à la chanson française, à toutes les musiques de l’espace francophone : une barque rudement bien menée depuis 27 ans. Les premières Francofolies de Montréal se tiennent en septembre 1989. Spa entre dans la course durant l’été 1994. Le triangle de la francophonie musicale développe des initiatives pour accompagner les jeunes artistes et rendre les concerts plus accessibles : Les Franc’Off, les Franco Sessions, les chantiers des Francos… Que d’ateliers, de petites scènes qui ont vu émerger ceux qui jouent sur les grands plateaux aujourd’hui. Les programmations sont parfois semblables, comme si les artistes s’échangeaient entre les trois pays -pour notre plus grand bonheur. Ainsi Claire Denamur a conquis lors de l’édition montréalaise cette année le coeur des québécois à la conquête d’un public, qu’elle n’aurait peut être pas rencontré si les Francos n’avaient pas existé. Et elle n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Mais cette année c’est Spa qui retient toute notre attention : la raison de ce choix se résume en une affiche.

Il y a ceux qu’on a déjà vu et qu’on a hâte de retrouver : Maurane, La Grande Sophie, Skip the Use, Catherine Ringer, Shakaponk, Jean-Louis Murat, Emily Loizeau, Claire Denamur, Roscoe… Il y a les curiosités pour l’occasion Benoît Dorémus, Yuksek, Hugh Laurie, Cali (en version acoustique), Saule, Moziimo ou encore Wendy Nazaré… entre autres. Il y a ceux qu’on est pressé de voir comme Barbara Carlotti, Eiffel ou William Sheller, parce qu’on attend depuis trop longtemps déjà.

La palme de l’exercice de la chanson francophone revient à Spa pour ce véritable effort et pour une programmation des plus éclectiques. Il n’y a pas vraiment de soirées à thèmes, juste de la bonne musique dans tous les sens, pour donner aux festivaliers le goût de, la possibilité de choisir l’éclectisme plutôt que de privilégier un genre musical plutôt qu’un autre.

Et quand on connaît le public belge, on se donne le droit d’espérer à un festival mémorable, cocktail d’émotions fortes et de bonne humeur !

Pour vous mettre dans l’ambiance, rien de tel qu’un peu de musique !