Droit dans la gueule du loup – Melissmell

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Après avoir levé le point chantant « Aux armes », Melissmell se jette « Droit dans la gueule du loup ». Assagie, non. Révoltée, oui encore mais les chansons se font plus lancinantes, des écrins où les mots explosent, se crachent, s’insurgent… Intime et rock. Car si Melissmell chante « Le rock’n roll est mort », elle l’incarne pourtant bien. Cette déchirure, cette envie de dire et cette place qui n’en est pas une au milieu des bacs à disques où l’on range les chanteuses. Avec mélancolie et conviction, elle chante ce qu’elle a dans son fort, ce que le monde lui renvoie encore. C’est l’équipe de Mano Solo, celle des Années Sombres, qui accompagne la jeune femme dans ce projet musical, faisant revivre ainsi une chanson que l’on entends plus trop ces airs qui viennent du fond de l’âme et de la rue, ces invectives que l’on lance à soi et aux autres, cette dramaturgie qu’incarne le fait de se raconter sans fards, ni trémolos.

 

 

Guillaume Favray signe tous les textes de l’album. Symbiose parfaite avec le timbre brisé de Melissmell, ces incandescences, ces fêlures renvoyées en écho. L’unité de l’album comme l’horizon que s’offre la pochette. Qu’au bout de la colère, des pleurs et de nos drames, il existe une lumière peut-être. Celle de la re-connaissance.

 

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