Georges : grandes mélodies à trois têtes

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Georges a posé ses valises aux Trois Baudets pour le mois de juillet. Un drôle de bête à trois têtes : Loane, Jérôme Plasseraud et Emmanuel Marée. La première au chant, le second s’occupe de claviers et guitares et le troisième porte le rythme aussi bien que le costume.

Georges revisite certaines grandes chansons des années 1950-1960. Un pari risqué que de s’attaquer à des chansons que l’on connaît presque tous. Transposer les incontournables, les retourner jusqu’au contre-pied total comme le presque yéyé « Quand on a que l’amour ». Dédramatisation délicieuse. Des airs que l’on redécouvre, des paroles qui nous démangent les lèvres, l’envie de fredonner.

Mais les yeux écarquillés, on reste sans voix du travail réalisé par Georges. On s’interroge aux premières notes, on redécouvre, on savoure. Bourvil et la très réussie version du « petit bal perdu », Trenet avec « A bicyclette », Brassens et « La mauvaise réputation », parfaite et singulière par la voix de Loane. Dalida ou encore « La Chanson de Prévert », « Dis quand reviendras-tu » de Barbara dont les arrangements se distinguent vraiment de mille et une versions existantes.

La variété du genre. La grande variété et ses chansons comme on n’en fait plus. Georges la dépoussière, lui rend son élégance, harmonisant ses évidences. Rétro-chic sans singerie parisienne. Georges a réussi son pari. On aime, on en redemande. En rappel, la douce et douloureuse javanaise de Gainsbourg. La voix de Loane porte à merveille cette poésie, qui n’est certainement pas d’un autre âge. Georges excelle habillé de belles lumières. Un set hors des modes et du temps, la belle parenthèse à s’offrir.