Rencontres / 16/04/2015

Grimme : Rencontre printanière autour d’un thé

Alors que le printemps est depuis quelques jours la saison officielle, La Bande Sonore a rendez vous avec Victor Roux aka Grimme, non loin de chez lui, pour parler avec lui de son premier EP fraichement sorti début mars. Après différentes pérégrinations dans le quartier à la recherche d’un café, il est encore l’heure du déjeuner, l’entretien se fait finalement dans son appartement où se situe aussi son home studio. Conversation autour d’un thé et rencontre avec un artiste qui s’accepte enfin et à l’optimisme poétique contagieux.

La Bande Sonore : Tu as commencé ta carrière solo sous ton prénom Victor, tu avais mis quelques titres en ligne sur internet, à quel moment est né Grimme ?

Grimme : Il n’y avait rien d’officiel, c’était plus histoire de me lancer et de confronter les chansons à mon petit entourage sur internet. J’ai participé au Talents 2013 d’Europe 1. J’avais déjà As Friends or Fighters, c’est la seule chanson que j’ai gardée de cette époque et c’est d’ailleurs de ce titre qu’est né le reste. Ce premier projet avait pour nom : Victor. C’était le passage où j’ai décidé de devenir chanteur, d’assumer ma musique et de ne plus être seulement dans un groupe et de porter mon propre projet d’où l’utilisation de mon prénom. J’avais ce besoin de me prouver que je pouvais le faire. C’était une période de recherche de moi-même, mon adolescence musicale. Je me suis essayé à différentes choses, c’était brouillon. Quand j’ai commencé à y voir plus clair et de savoir aussi qui j’étais, j’ai complètement stoppé et j’ai lancé Grimme.

La Bande Sonore : Sur Victor, on ressentait beaucoup certaines de tes influences flagrantes comme Radiohead, Nine Inch Nails, Phoenix, comment as tu effacé ces traceurs musicaux pour Grimme ?

Grimme : Quand j’ai commencé Grimme, je savais ce que je voulais mais aussi ce que je ne voulais plus. Je me suis dis que c’était débile de vouloir essayer de reproduire des choses que j’aimais, il fallait simplement que ça sorte sans se poser aucune question. Je me posais beaucoup trop de questions avant. La réponse tu ne l’as jamais et arrive un moment où tu ne cherches plus et tu fais. Tout simplement. Si tu écoutes quelque chose à un moment précis pour lequel tu es complètement à fond et qu’à ce même moment ce que tu fais musicalement ne ressemble pas à ça et bien ce n’est pas grave ! Ca parait simple comme ça mais c’est un processus assez long et assez difficile à accepter. Il faut accepter le fait que ta voix est comme ça. Je suis fan de Tom Waits mais je chanterais jamais avec une voix aussi lourde que lui, j’ai essayé mais ça n’est pas moi (rires). J’ai une voix qui est comme ça, tu l’aimes ou tu ne l’aimes pas mais c’est ma voix. Ta voix c’est ça et finalement ton style c’est la même chose. Quelque part, tu dois apprendre à aimer ce que tu fais. Arrive un moment où tu es spectateur de toi-même, limite nombriliste, tu aimerais être ça, tu aimerais faire ça mais en fait ça ne marche pas comme ça tu es comme tu es et tu fais ce que tu fais. Quand j’ai commencé à faire une musique qui me ressemble c’est-à-dire plus un patchwork de mes influences mais une musique teintée de la musique que j’ai toujours aimé, bref simplement une musique à moi, je n’ai plus eu besoin d’y coller mon vrai nom et de partir sur quelque chose de plus abstrait. J’avais besoin de mettre mon nom sur une musique qui n’était pas vraiment la mienne et maintenant que je peux dire que c’est moi, je n’ai pas besoin de labéliser de mon prénom.

« Ma thématique personnelle c’est la fuite de la réalité »

LBS : Donc le titre As Friends or Fihgters est le point de départ de Grimme ?

Grimme : C’est marrant parce que cette chanson quand j’ai fini de la composer, j’osais pas la chanter. Je ne la jouais pas mais je la faisais écouter à des potes pour leur demander leur avis. Je ne l’assumai pas parce que ça ne ressemblait pas à ce que j’aimais écouter. Je trouvais ça trop romantique, trop mélodique par rapport à ce que j’aimais. Je viens d’une musique plus dure à la base, plus brute donc au début je n’assumais pas. J’étais trop pudique. J’ai appris à l’aimer avec le temps et un jour, j’ai compris que ce n’était pas que je ne l’aimais pas mais je ne l’assumais pas parce que c’était vraiment moi. Du coup, je l’ai accepté et j’en ai fais d’autres en partant de cette énergie et de cette force là. Ca été le point de départ de la musique que je fais aujourd’hui.

LBS : C’est un point le point d’orgue de cet EP le romantisme finalement non ?

Grimme : C’est la base en fait de ce que je fais. C’est quelque chose que j’ai mis du temps à accepter parce que je viens d’un milieu musical différent et j’ai du accepter que j’étais comme ça. A la base, il y a quinze ans, j’étais dans le milieu punk, hardcore…

LBS : Pourtant t’es fan de Johnny Cash et De Tom Waits aussi

Grimme : Je suis un fan de Johnny Cash, de Dylan etc. mais c’est quand même des chanteurs qui ont une image, il y a le côté cowboy ou intello. Moi dans ma musique, il y a un côté très sentimental, lisse, romantique, très rêveur, un peu néo-romantique, « face à l’éternel » (rires) que je ne voulais pas accepter mais qui est dans ma personnalité depuis toujours, j’ai toujours été comme ça.

LBS : Autour de Grimme aussi bien pour l’EP que sue scène tu as pensé le projet de manière très imagée, quelle est l’esthétique que tu avais imaginé autour de Grimme ?

Grimme : Ma thématique personnelle c’est la fuite de la réalité. Pas du tout dans le sens paradis artificielle ou lâcheté, c’est plus que moi comme beaucoup de gens de mon entourage, on est pas là à apprécier la réalité autour de nous, à plus vivre dans nos têtes, à rêver, à ne pas comprendre, à ne savoir être terre à terre. Dans tout ce que j’ai créé, pas uniquement dans la musique parce que je suis artiste contemporain, très simplement mais je fais de la peinture des choses comme ça, mon sujet récurent, c’est la fuite de la réalité, d’essayer d’arriver à sortir de ce qui se passe autour de de la poésie et d’y voir du rêve, de l’imaginaire. J’ai donc une création très imagée. Ca peut être par le biais de la musique mais ça restera quand même quelque chose de très imagé qui sera retranscrit.

« Le but de mes concerts, c’est de raconter des histoires et de véhiculer une forme de poésie et donc d’émotions. »

LBS : Et pourquoi cette imagerie si prédominante autour des fleurs ?

Grimme : Je voulais tout simplement un visuel qui était simple. L’idée n’était pas de faire un tableau mais je voulais partir d’une seule image qui représente ma musique. Vu que c’était un projet solo, je voulais incarner la pochette. Je voulais mon visage mais pas poser, je voulais que l’on voie ce que je veux montrer, mon intérieur que je mets en musique, mes textes, mon imaginaire. J’ai travaillé sur cette image qui est la pochette du disque avec un de mes amis. Mon visage et l’intérieur de mon être, je voulais que l’on voit une poésie, les fleurs et leur connotation utopique. Ca ramène à un monde de rêves, un monde en couleurs, un monde personnel et utopique pour résumer.

grimme-bukowski
LBS : Sur scène tu as trois écrans, pourquoi cette volonté d’images cinétiques lors de tes concerts ?

Grimme : Il y a plusieurs raisons. Dans mes grosses claques musicales, je pourrais en citer plein, mais j’ai toujours adorer quand dans un film, à une scène particulière, il y a une chanson et une émotion forte qui s’en dégage. Par exemple, dans Eternal Sunshine of a Spotless Mind de Gondry, tu as la reprise de Beck qui arrive pendant que tu vois Jim Carrey pleurer dans sa bagnole, c’est trois fois plus fort que quand tu écoutes simplement la chanson. Il y a des milliers d’autres exemples comme Dead Man de Jim Jarmusch quand tu as Neil Young et sa gratte, t’as les poils, t’es hypnotisé. Je suis fan de cinéma et je ne sais combien de fois j’ai été au bord des larmes avec une chanson et des images associées. Le but de mes concerts, c’est de raconter des histoires et de véhiculer une forme de poésie et donc d’émotions. J’aimerais, je ne sais pas si j’y arrive mais si ce n’est pas le cas rien ne presse, à arriver à former cette association d’émotions pendant mes concerts entre les images et la musique.
L’autre raison est que personnellement, je m’enfous d’aller à un concert pour danser, ce n’est pas ce qui m’intéresse. Je préfère un public assis qui regarde. Après il aime ou il aime pas mais au moins il est concentré. Donc j’ai voulu me positionner comme ça à ne pas simplement chanter des chansons.
A Lyon, j’ai monté une association avec des amis et on a beaucoup bossé sur des install d’art numérique donc sur des projets visuels, souvent interactifs. On a par exemple, une installation qui s’appelle Les Hommes Debout sur la transmission de la parole. C’est des mannequins lumineux qui réagissent à la parole, eux parlent aussi, tu peux leur répondre… En gros, sans être un expert, j’ai toujours eu le goût au mélange sonore, visuel avec l’aspect technologique, vidéo, des disciplines qui sont assez accessibles aujourd’hui. Et en montant Grimme, ça me plaisait d’en injecter en me disant de m’éclater, de faire des images, de faire des affiches, de la peinture, de la vidéo… Quand je peux installer mes vidéos c’est cool mais si je ne peux pas le faire, ce n’est pas grave, il reste mes chansons. A la base, je fais de la musique pour mon plaisir et pour marrer mais je m’éclate plus quand en plus, je monte une vidéo avec mon ami vidéaste Guillaume Genetet pour une chanson. Ensemble, on décide de la prise de vue, du sentiment exploré…

LBS : Mais ces vidéos, c’est pas aussi une façon de te cacher quelque part sur scène ?

Grimme : Le but ca n’a jamais été ça. Je me suis rendu compte qu’il y avait un aspect sur scène où je passais au second plan. Dans l’idée ça ne me plait parce que sur scène, je n’ai pas forcément envie que les gens viennent me voir moi, je préfère qu’ils viennent voir le projet complet. Je me suis rendu compte qu’il pouvait y avoir une certaine distance et je ne voulais pas de cette distance avec le public donc maintenant, je suis moins collé contre l’écran, moins dans le noir, plus en avant sur scène et mes musiciens sont plus éclairés aussi. Lors des premiers essais vidéo, je coupais beaucoup le lien avec les musiciens et aussi avec le public. Il y a des écrans plus grands, la vidéo est toujours importante mais on voit plus les musiciens et moi aussi par la même occasion.

LBS : Quel est le visual scénique de ton single du moment : As Friends Or Fighters. Le clip n’a rien à voir avec les visuels de la scène ?

Grimme : C’est l’enfance ! C’est une chanson qui parle indirectement de rupture, de la manière dont tu gères une fois que tu as rompu. Ca ne parle pas de la rupture à proprement parlé mais du cheminement et pensées que tu peux avoir après. Ce sentiment de rupture dans le morceau, je ne l’imagine pas en tant que couple mais en tant qu’enfant qui vit la rupture. C’est pas explicité de manière frontale dans le texte mais c’est dans cette émotion que j’ai écris le morceau. C’est la naïveté d’un enfant qui voit le conflit d’adulte de façon très radicale où on est soit ami soit ennemi. Donc les vidéos reflètent un univers très enfantin avec des enfants dans une cours de récréation. Il y a une sorte de petite chorégraphie, le tout filmé avec un kaléidoscope.

« L’émotion que j’aime dans les chansons que j’écoute et me nourries dans mes morceaux c’est la mélancolie. »

LBS : Est-ce que tu as déjà en tête à quoi pourrait ressembler l’album ?

Grimme : J’ai une idée très précise de quoi il va ressembler, j’ai même la plupart des chansons. Après il y en aura d’autres entre temps mais je sais exactement ce que je veux raconter dans cet album et là où je veux aller. Est-ce qu’il va y avoir un album ou pas, je ne sais pas. Est-ce que ça vaut le coup de sortir un album aujourd’hui ? Je ne sais pas. Est-ce qu’il n’y pas d’autres manières de faire de la musique aujourd’hui ? D’un point de vue pratique et terre à terre, aujourd’hui je sors un EP pour me présenter, présenter ma musique au public. L’album viendra en son temps si il y a besoin. Il est presque prêt par la pensée, est-ce que album il va y avoir, c’est une question que je me pose. Peut-être sortir que des vidéos, que des titres une fois de temps en temps… je ne sais pas mais je cherche. Après sortir un album c’est important parce que je suis attaché à l’objet, à ce format, j’ai grandi avec… je suis encore le seul pauvre con de mes potes à avoir un lecteur disque et à écouter des disques. On m’en offre à noël, j’adore ça ! Il y a un côté de moi qui le veut parce que je suis attaché à la pochette, à l’histoire à l’intérieur, avec sa logique dans la succession des titres. Après je ne sais pas si ça a encore un sens aujourd’hui, je me pose vraiment la question. Pour l’instant j’ai encore besoin de rencontrer mon public, je ne veux pas aller trop vite. Quand le format album s’est créé, il y avait une histoire, ce n’était pas la volonté de sortir un album pour sortir un album comme beaucoup d’artistes aujourd’hui. Les mecs sortaient des singles, ils voulaient raconter quelque chose sur le long terme et il sortait, en plus de leurs singles, un album. Ca avait un sens, ça en a peu perdu aujourd’hui donc il y a peut être une nouvelle manière de le faire qui en plus, artistiquement, aura encore plus de sens.

LBS : Quelle sera la colonne vertébrale de l’album ?

Grimme : Sur celui là ca sera la thématique du rêve, du ferme les yeux si tu vois le ciel trop gris autour de toi, une espèce de message utopique… Je ne suis pas un chanteur à message, j’ai pas un investissement politique dans ma musique même si j’ai mes opinions comme tout le monde mais je n’ai de morale à faire à personne sur aucun sujet ou d’exemple à donner sur quoi que se soit ou un mouvement de pensée particulier. Ce qui me tient à cœur, c’est la manière de vivre mon quotidien à travers la fuite par l’imaginaire. Le nerf central c’est raconter des petites histoires, avec des personnages et petit côté fantasmé, avec des mélodies et un visuel dans cet esprit là. C’est ça que je veux défendre sur cet album.

LBS : Cet EP est pour nous, ce qu’il y a de plus pur et de plus beau dans la pop, à quel moment as-tu su que tes morceaux étaient terminés ?

Grimme : C’est pas intellectuel, c’est une histoire de résonnance, je me suis pas dis stop, on a le truc on s’arrête là. C’est difficile à expliquer mais ça a raisonné en moi. Par exemple, quand j’ai dû choisir les morceaux que j’allais mettre dans l’EP, parce qu’il y en avait d’autres, quand j’ai écouté ces morceaux là et ce qu’ils dégageaient comme énergie, c’est ce que je ressentais vraiment. Il y a d’autres titres que j’ai fais qui sont plus noirs et ce n’était pas ce que je ressentais et ce que je voulais dire sur le moment. Ce n’est pas ce que j’ai envie de donner aux gens. Il n’y a pas de démarche intellectuelle, je ressens ça comme ça, c’est dans le ressenti, ce n’était pas calculé. L’émotion que j’aime dans les chansons que j’écoute et me nourries dans mes morceaux c’est la mélancolie. Toujours. Il y a la nostalgie aussi, ce n’est pas pour moi quelque chose de négatif du tout. Ca peut être assimilé à des choses tristes mais je le vois, au contraire, comme quelque chose de très beau et très positif. La mélancolie est une émotion assez triste que tu peux mélanger à quelque de joyeux, de très optimiste. C’est ce mélange qui me donne le plus d’émotions. L’espoir par l’optimiste et l’émotion par la nostalgie et la mélancolie. C’est d’ailleurs pour ça que l’enfance revient souvent dans mes morceaux.

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LBS : Dans cet esprit de contraste, il y a le titre Painting Flowers. Il fait penser à un marching band mais aussi avec la tristesse que peut avoir une fanfare.

Grimme : C’est exactement ça. C’est un marching band, c’est l’histoire d’une bande de gosses qui marchent dans leur ville et peignent des fleurs partout. Tu peux voir le côté super positif avec le côté Beatles où c’est cool, on est tous ensemble, on repeint le monde en fleur, c’est utopique, naïf, on en a rien à foutre et d’un autre côté tu peux voir le côté plus nostalgique à se dire que la réalité c’est pas ça, que t’es englué donc avec un côté plus désabusé et triste. Mais c’est parce qu’il y a des moments désabusés et tristes qu’il y a de la couleur. C’est pareil pour Lordship Lane, qui est ma chanson préférée sur l’EP, c’est l’histoire d’un gamin qui se souvient de son grand-père et des moments passés ensemble et tout le long du morceau c’est le gamin qui parle avec le chat en faïence de son grand-père qui est posé sur le rebord de la cheminée. Il y a une vraie nostalgie avec le regret du passé, de l’innocence de l’enfance, du fait que devoir prendre plus conscience des moments passés à cette époque là et en même temps un « putain que c’est beau ».

LBS : Il y a un côté très eels justement dans Lordship Lane, un mélange entre souvenirs joyeux et tristesse nostalgique. C’est l’essence même de la pop finalement.

Grimme : Quand on parlait du fait d’assumer qui on est etc. etc… au début j’étais un peu mal à l’aise avec la pop à côté de son côté bon sentiment et puis au final je me suis dis allez, parles-en ! Ca me fait plaisir parce que ça veut dire que de parler de ces sentiments qui me sont chers, sans non plus tomber dans le trop gnagnan, ça me fait vraiment plaisir (sourire gêné).

LBS : Tu vas partir en tournée prochainement à travers la France, c’est un rendez-vous important pour toi ?

Grimme : J’aimerais jouer beaucoup. Je pense qu’un projet qui vit c’est un projet qui tourne. Il y a un côté schizophrénique à faire de la musique seul dans ta piaule, tu te poses des questions sur ce que tu fais, ce que tu es… ton morceau tu l’adores le lundi, le mardi tu le détestes et quand tu le réécoutes tu te dis qu’il est pas si mal , tu as un like sur Facebook c’est cool mais le seul moment concret et véritable c’est en concert. Quand tu vois que là ça a plu, que là ça n’a pas plu, c’est le moment magique où tu te rappelles pourquoi tu fais ça. C’est le meilleur des moments. Je pense qu’une musique qui vit, c’est une musique qui est jouée. C’est génial de faire des disques mais finalement c’est qu’une carte de visite donc j’espère, je touche du bois, mais j’espère que je vais avoir la chance de tourner un maximum. On verra bien, advienne que pourra !

Merci à Victor et Martin Berthelot.



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Alexandre Blomme
Rédacteur en chef de Dicky.fr, ex-WeLoveMusic.fr, fan de toutes les musiques et des groupes émergents français.






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