Culture Box / Portraits / 26/11/2012

Il y a quinze ans, la Dame Brune…

 

Il y a quinze ans, la Dame Brune s’en est allé. Barbara, marquée du bec de l’Aigle Noir, a laissé une empreinte indélébile et inimitable dans l’histoire de la chanson française. De sa silhouette gracieuse, de sa beauté atypique, elle a chanté sur les pianos de tant de théâtres, de tant de music-hall. C’était en septembre 1997, Barbara laissait derrière elle un héritage sans pareil. De « Gottingen » à « L’Aigle Noir », elles sont nombreuses les chansons de Barbara que l’on écoute aujourd’hui encore, que l’on découvre parfois dans la voix de ceux qui s’osent à l’exercice de la reprise (Jean-Louis Aubert, Mika, Raphael, La Grande Sophie et plus récemment Daphné) ou dans les disques qui trainent dans les maisons de famille. Barbara porte une aura éternelle. Celle que l’on appelait à ses débuts « La Chanteuse de Minuit » a écrit sa vie, chanté ses amours, ses absents, ses fantômes. S’adressant avec autant de profondeur que de sincérité à un public qui l’a accueilli à coeur ouvert, pourtant à contre courant d’une époque où les filles étaient aimées blondes et ingénues.

 

 

A l’interprétation magistrale, « Nantes » est une des chansons de ses chansons les plus connues, les plus grandes  peut être. Elle raconte ici le retour au chevet de son père, son chemin jusqu’à Nantes. N’évoquant l’identité du mourant qu’à la fin, on voit, on sent dans sa voix la détente d’un tel aveu.Une voix qui devient plus pleine, lâchant prise sur cette émotion contenue dès les premières notes.

 

 

Immortalisant une première à Bobino, un soir de septembre, Barbara signe avec « Ma plus belle histoire d’Amour » l’aveu, que pour celle qui chantait l’amour sans s’en lasser, le plus grand de tous, elle l’avait trouvé sur scène, à la rencontre de son public. Sa déclaration est peut-être celle qui, aujourd’hui, trône au plus haut dans les mémoires. Parce que la volonté d’être comme on le souhaite dans le rapport à l’autre, mais se dévoiler, non sans pudeur, mais entièrement à quelqu’un ou à mille autres, c’est ce qu’il reste de Barbara. Cette intégrité, ce soi, cet absolu. Que l’on rêverait dans toutes les plus belles histoires d’amour.


Tags:  15 ans déjà barabra barbara bobino chatelet daphné hommage jean louis aubert l'aigle noir la chanteuse de minuit la dame brune raphael

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Diane Roudeix
Rédactrice en chef de La Bande Sonore




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