IV : Arman Meliès

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Arman Meliès est de retour. Souvent dans l’ombre d’artistes comme Julien Doré ou encore Bashung (avec qui il partageait, entre autres, le superbe duo « Ivres »), Arman Meliès est aussi (et surtout) un auteur compositeur de talent, dont l’album « Casino » trône au panthéon des plus beaux albums de chansons françaises des dix dernières années. L’année dernière, il dévoilait déjà « Mes chers amis », adaptation musicale aussi cynique que maline du discours de la victoire de Nicolas Sarkozy. Une conclusion aujourd’hui pour ce nouvel album qui s’ouvre sur « L’art perdu du secret », excellente transition « Papier carbone » pour filer vers des claviers 80, des sons plus directs parfois tranchants avec la voix, et son écho.
 » Valser toute la nuit à même la crevasse ». Il est toujours question de flammes, dans un bain de glace, avec Meliès. Mais sous l’aura des synthétiseurs, des boucles qui s’enchaînent, on perd parfois l’émoi même s’il sait nous rattraper avec des titres portant sa superbe à lui, ce « Sylvaplana/Röcken / Schwarzwasser / Der Antichrist ». La sobriété d' »Arlésienne », une berceuse à l’aveu, un écrin de lumière dans cet album plutôt sombre. Ce qu’il reste après l’incendie, les cendres, la suie. Un bel album, osé dirait-on, et une invitation encore à la redécouverte d’une voix, d’une écriture ciselée et sincère.

 

 

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