Culture Box / Jukebox / 10/10/2013

Jukebox #15 : « Décongèle tes rêves » – Lola Lafon

La découverte de Lola Lafon remonte à 2006 ou 2007. Quelque part entre avril 2006 et janvier 2007. Un éclair dans un ciel sombre, une sorte de respiration, de pause en hiver ou de fleur au printemps. Avant Une vie de voleuse (2011) c’est Grandir à l’envers de rien (2006) que Lola Lafon offre à un public à présent fidèle. Auteure de trois romans – que je conseille par ailleurs – Une fièvre impossible à négocier (2003), De ça je me console (2007) et enfin Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce (2011) avant le prochain pour janvier 2014 chez Actes Sud, elle offre à chaque fois de refaire le monde, de bousculer l’ordre établi.

Quand sort son premier album, je ne pense pas connaître l’existence d’Une fièvre impossible à négocier. Je ne crois pas. Peut-être. Mais qu’importe. Cette année-là, j’ai décongelé mes rêves avec Grandir à l’envers de rien. Et l’avant-dernière piste de l’album. C’était beau, c’était bien.

Alors je te murmure l’aveu de tous ces jours en feu. Et je tourne le dos à ce qu’on me dira. Je préfère me taire. Devant le soleil. […] J’ai traversé deux-trois tonnerres, là je sors je prends l’air je suis entière j’ai traversé deux trois tonnerre et je décongèle mes rêves. et je sais ce que c’est de se taire, là l’ombre elle est derrière et je sors je prends l’air.

Et puis l’écho dans l’album suivant. Aux prochaines minutes, puisqu’on les a :

Je crois à nos silences vagabonds, je crois au bruit qu’ça fait la vie, je crois à tout c’qu’on partage, horizons déglingués et la tête des nuages que tu traduis pour moi. Je crois à l’huile jetée sur le feu, au temps gagné à le perdre à deux, je crois à c’qu’on partage, odyssée déglinguée, à la tête des nuages que tu traduis pour moi. Aux prochaines minutes, puisqu’on les a. Nos deux mains s’entrelacent comme un poing, on grandit à l’envers de rien.

L’une ou l’autre, de beaux moments, de beaux espoirs et la certitude qu’il nous reste à chacun encore bien des choses à rêver et à faire. Alors, aux prochaines minutes.


Tags:  anarchiste aux prochaine minutes chanson française chanson roumaine féministe grandir à l'envers de rien jukebox lola lafon

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Claire Berthelemy
Petite je voulais être journaliste. Alors je suis devenu journaliste. J'aime la musique et son éco-système, ses tubes pourris et ses intermittents aussi. J'ai vu de la lumière chez La bande sonore alors je suis entrée. C'était chaleureux et ça parlait musique. J'aime la musique et son éco-système, ses tubes pourris et ses intermittents aussi. Alors je suis restée.




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