Jukebox #7 : « Musique Vieille » – Patrick Bruel

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Pour mon premier juke-box, quoi de mieux que de remonter aux sources et redécouvrir ses premiers coups de foudre musicaux ? À l’époque où je me sentais « grande » en recevant un tourne-disque ou, encore mieux, avec mon premier walkman-cassette. Pour moi la musique c’était ça…les cassettes audio que j’écoutais et écoutais encore, jusqu’à l’usure de la bande, cachée sous ma couette jusqu’à pas d’heure. L’une d’elle : Si ce soir… (1991), le live de Patrick Bruel. À peine 6 ans à l’époque et je ne jure que par lui. Et cette chanson coupée en plein milieu, faute de place sur la face A de ma cassette-audio et dont je ne me lassais pas. C’est étrange l’enfance… Pourquoi un tel blocage sur une chanson… Chanson que j’écoutais machinalement, sans la comprendre. Frustration de ne pas l’avoir en entière ? La mélodie ? Les paroles (à 6 ans, j’ai des doutes)… Cette chanson c’est Musique vieille (1986 – Gérard Presgurvic)

Puis le temps passe jusqu’au jour où je la redécouvre avec cette toutes les sensations qui l’accompagnaient déjà 20 ans auparavant. Une odeur, une sensation de bien-être ou tout simplement l’enfance qui resurgit et qui fait se sentir bien. Sauf que là, le texte je le comprends… Un texte qui parle de nostalgie, de résignation du temps qui passe, des gens qui passent…des amours qui passent. Ces histoires face auxquelles on se pense plus fort mais qui, au final, sont plus coriaces qu’on aurait imaginé et qui bien souvent nous font recommencer les mêmes erreurs.« Tout c’que tu m’dis, un jour j’l’ai dit et regarde où j’en suis. J’aime pas ma vie, pourtant j’la vis. J’ai peur d’la mort, pourtant je sors. »
Alors oui, ce n’est sans doute pas la plus connue de Bruel, mais je pense qu’elle vaut le détour. Pour mon premier juke-box, j’avais envie de la partager !

 

 

« Vieille, c’est d’ la musique vieille, je sais.


Chopin d’ Prisunic,

Mozart de bazar,


C’est d’ la vieille musique,
Du blues bizarre.
Vieille, parce qu’il y a des soirs tard


Où l’on s’ crève le cœur de blessures mineures


Où l’on s’ fait la peau, on sort son piano « 

 

Pour la petite histoire, cette chanson est présente sur le premier album studio de Patrick Bruel De face en 1986, quelques années avant les débuts de la « Bruelmania » du début des années 90.