Kid Wise, trois titres de « Renaissance »

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La France regorge de petites pépites musicales. De nouveaux talents émergent et depuis quelques mois, un groupe retient particulièrement l’attention : KiD Wise. Porté par le jeune génie musicale toulousain Augustin Charnet, le groupe vient de sortir tout récemment un nouvel EP “Renaissance“ : grandiose!

Entre frissons et émotions, coup d’oeil sur cet EP, image d’un groupe (très) prometteur de cette jeune scène française.

Beaucoup de choses à dire avec le premier titre “Funeral“, onze minutes. L’intro aux violons, au piano-voix rappelle un autre groupe à la musique expérimentale, les Islandais de Sigur Rós. La comparaison pourrait paraître un brin exagéré, mais la richesse de ce titre est immense, étonnante même quand on sait que l’auteur de ce bijou n’est âgé que de dix-huit ans à peine…

Funeral“ fait ressortir toutes les émotions les plus profondes qui sommeillent en nous, gardées au fin fond de notre corps. La performance vocale est touchante, la musicalité riche, originale. Là où certains groupes se formatent aux codes d’une pop classique, KiD Wise s’aventure sur des terrains plus dangereux, plus poussés, plus expérimentaux. Ils révèlent ainsi autant de maturité que de puissance. Onze minutes de “Funeral“ montant crescendo, seconde après seconde, avant d’exploser  dans une orgie de violons placés avant de redescendre sur les notes douces d’un piano (à découvrir aussi le projet musical d’Augustin, Les Pianos Sauvages) pour repartir, de plus belle, dans un intense feu d’artifice. Des frissons.

 

 

Après ce magnifique titre, place à la jeunesse et les problèmes adolescents avec “Hope“ où percussions font leurs apparitions en intro. Là le sentiment est tout autre, plus sombre, après l’espoir avec “Funeral“, “Hope“ se déploie comme une autre promesse. La puissance de ce titre se ressent comme une forte cavalcade. Un rythme entêtant prend sa place dans nos têtes. La voix d’Augustine Charnet faisant toujours ce même effet, à la fois impénétrable et ténébreuse. Le titre fait office d’hymne, résolument plus électro-pop, comme un rapprochement avec les influences du premier EP, les chœurs posés délicatement sur le refrain comme une course à l’espoir, pour empoigner cette lueur d’espoir qui est à portée de main. Époustouflant.

Point final de la renaissance avec “The Angel“, sur de délicates touches de piano. L’espoir est atteint, la renaissance à elle, opérée déjà. La trompette annonce la victoire, c’est la fin de la course, de la conquête. C’est sur une cette touche musicale, là encore différente, où les arrangements orchestrés, les voix prenantes que la renaissance apparaît définitivement, nous offrant une cérémonie vers de nouveaux horizons.

Voilà l’effet de KiD Wise, une ribambelle d’émotions pour des enfants sages remplit de génies que l’on voit grand, déjà. Un groupe à garder précieusement dans un coin de sa tête, talentueux et merveilleux.