La machine à rêves de Mathieu Johann

 

Il y a longtemps que l’on avait pas entendu Mathieu Johann en solo. Ancien d’une célèbre Star Academy, génération particulièrement médiatisée, le dernier album de Mathieu Johann est sorti en 2007. Et depuis c’est en parti au projet musical des Voix de l’Enfant que Mathieu Johann a consacré son énergie, avec succès d’ailleurs car après « Parle Hugo parle » en 2008, un single inédit « Je reprends ma route » et une compilation sont sortis il y a peu au profit de l’association qui vient en aide à l’enfance en danger.

 

 

Celui que l’on avait connu élève et en fait auteur, compositeur, interprète, réalisateur et producteur. Il propose aujourd’hui son deuxième album « Machines à rêves » alors qu’il est déjà en studio avec Nicolas Peyrac dont il réalise le prochain album (sortie prévue en 2013). Sa « Machine à rêves » c’est avec Michem Coeuriot (Henri Salvador, Alain Souchon, Laurent Voulzy…), Pierre Faa et Charles Rouah qu’il l’a fabriquée. Mathieu Johann, ici, propose des chansons très acoustiques où la rythmique est soulignée par de belles harmonies de cordes et de cuivres : un très bel album de variété, moderne et habile. « Harold Lloyd », surprenant titre hommage au célèbre acteur du cinéma muet ; surprenant tout comme le duo « Harold et Maud » partagé avec Annie Cordy où l’alchimie du jeu et des voix vous laisse sifflotant. Deux titres aux accents pop « Peau à peau » et « Les gens normaux » parlent d’amour, de vies modernes à l’image de ce que le trentenaire a laissé transparaître depuis son entrée dans le paysage musical français. C’est certainement dans les ballades peut-être que l’on préfère entendre évoluer le timbre voilé, presque mélancolique à l’essence de Mathieu : « Le Dernier des Beatles » est notre titre coup de coeur… partagé avec  « La pluie qui veut ça », l’une des plus jolies chansons de cet album est un duo avec Pauline Delpech (croisée il y a peu sur la scène de la Cigale avec Da Silva et membre du collectif La Voix de l’Enfant). Quoiqu’il en soit, du point de vue des rêves, M athieu Johann est certainement l’un des mieux placés pour s’adresser à la génération qui l’a vu évoluer, de près ou de loin et il le fait plutôt bien. On aime et on soutient « La Machine à rêves » : comme une invitation à fabriquer les vôtres.

 

 Machine à Rêves – Mathieu Johann

 Twitter @mathieujohann

 Album disponible

 

 

 

 

 Compilation « Les Voix de l’Enfant »

 Disponible chez MyMajorCompagny

  http://www.lavoixdelenfant.org/

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