Le 18 avril, c’est Disquaire Day

Pour la cinquième année consécutive, le Disquaire Day aura lieu samedi prochain, 18 avril, à Paris et dans plusieurs villes de France. C’est le CALIF (Club Action des Labels Indépendants Français) qui est à l’origine de l’organisation en France de cet évènement, déjà présent aux USA depuis 2008. Le Disquaire Day est une journée entièrement dédiée à la musique enregistrée et au support physique. Pour l’occasion, des centaines de disques inédits et d’éditions limités seront mis en vente dans plus de 230 boutiques : l’occasion rêvée pour les amoureux du vinyle d’acquérir des collectors et autres perles rares mais aussi de faire redécouvrir ce support au plus grand nombre. Mais le Disquaire Day c’est aussi des lives gratuits chez vos disquaires et dans certains bars à Paris, Lyon, Nantes, Montpellier, Avignon, Nimes et Nice entre autres…

 

 

Cette année, le parrain de l’édition internationale est Dave Grohl, ex-batteur de Nirvana et chanteur des Foo Fighters, voici la lettre qu’il adresse au public dans le cadre du Record Day/Disquaire Day.

 

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« J’ai trouvé ma vocation dans un bac de vinyles au fin-fond d’une boutique glauque et poussiéreuse de disquaire indé. Dans les années 70 & 80, ado élevé à Springfield (Virginie), je passais l’essentiel de mon temps libre (et de mon argent de poche) chez mon disquaire de quartier. Les disquaires sont alors devenus mes lieux de culte, mes écoles, mes bibliothèques. Je m’y sentais chez moi. Je ne sais pas ce que je serais devenu sans eux. En 1975, une compilation (K-Tel’s Blockbuster 20 Original Hits) réunissant des originaux d’Alice Cooper, War, Kool & The Gang, et tant d’autres allait changer ma vie et décider de mon avenir : je voulais être musicien professionnel. A l’instant même où j’écoutais l’intro de « Frankenstein » d’Edgar Winter, je compris que ma vie allait définitivement changer. Ce fut le 1er jour du reste de ma vie. Récemment, j’ai eu la chance de revivre cette excitation si particulière en regardant mes filles découvrir leur propre pépite au fond d’un bac de disquaire. Je peux vous assurer que rien ne me rend plus fier que de les voir poser sur la platine le 1er album de Roky Erickson qu’elles se soient offert lors de l’une de nos « descentes » chez un disquaire. Ou encore le respect avec lequel elles manipulent leurs vinyles des Beatles. En observant l’attention particulière qu’elles leur portent en les rangeant dans leurs sous-pochettes ou en les classant dans les rayons de leur discothèque, resurgissent mes 1ères émotions face au vinyle : les formats, les pochettes, les notes de livret, etc. Je suis persuadé que ce pouvoir d’attraction des disquaires indépendants existe toujours et qu’ils seront à jamais une source d’inspiration cruciale pour la prochaine génération de musiciens. Prenez une journée, le 18 avril, un peu d’argent de poche durement gagné en tondant des pelouses, et soutenez les disquaires indépendants en vous rendant dans leurs boutiques! Qui sait, cela pourrait aussi changer votre vie à jamais. » Dave