Les Amours parallèles de Stéphanie Lapointe

Début novembre, Stéphanie Lapointe a lancé son troisième album et présenté, une semaine à peine plus tard, la première de ce qui – elle l’a promis – « sera prêt pour l’ADISQ l’année prochaine ».
Dix chansons racontent Les Amours parallèles, un disque intime et délicat. Dix titres écrits par de grands noms de l’industrie musicale contemporaine : Philippe B., Albin de la Simone, Jimmy Hunt, Kim Doré, Stéphane Lafleur (Avec pas d’casque), Philémon Cimon, Leif Vollebekk. La voix légère, presque enfantine, de la chanteuse et les textes sont mis à l’honneur par des arrangements minimalistes. Un travail d’épuration réussi, signé Emilie Laforest et Joseph Marchand (Forêt).
Un troisième opus donc, pour celle qui totalise déjà 10 ans de carrière. Il faut dire que depuis sa victoire de la deuxième édition de Star Académie, la douce interprète a joué la comédie, réalisé plusieurs documentaires et s’apprête même à publier son premier livre, en collaboration avec Simon Boulerice. Elle s’est ensuite libérée du giron Star Académie pour rejoindre le label Simone Records (Louis-Jean Cormier, Ariane Moffatt) et enregistrer Les Amours Parallèles. Un parcours, parfois pesant, raconté subtilement dans L’Oiseau mécanique :

Je ne m’y reconnais plus / Adieu cage dorée / J’ai le ciel à embrasser / J’ai des ailes à déployer

Sur ce disque, Stéphanie Lapointe s’offre aussi le luxe de reprendre Un jour comme un autre, de Serge Gainsbourg et Pourquoi ?, de Jane Birkin. Birkin qu’elle vénère presque autant que Françoise Hardy. On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser à ces deux icones en voyant et en écoutant Stéphanie. Même longue chevelure châtain, même fragilité apparente, même mélancolie, même aplomb. Comme issue d’une autre époque bien que résolument moderne.