Les « Chants Libres » d’Isabelle Boulay

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Chants Libres. C’est pour deux soirs à l’Alhambra qu’Isabelle Boulay, la flamboyant québecoise, a posé ses valises après une première partie de tournée en France. Un renouveau. Peut-être difficile à appréhender tant on l’a imaginé sagement assise sur une photo de famille aux côtés des Lara Fabian, Hélène Ségara, Céline Dion et autres grandes voix d’interprètes. Sauf qu’Isabelle Boulay est toujours sorti du lot, au-delà des modes, mélangeant grands airs populaires et signatures de renom (Biolay, Murat…).

Son dernier album déjà portait une empreinte country dont on a peu l’habitude en France. Et elle est revenue sur scène, sans embargo médiatique (mais en remplissant les salles), avec un spectacle intimiste intitulé « Chants Libres ». Quelques lampes allumés, ambiance orangée de la chaleur d’un salon doucement tamisé, elle déroule le fil d’une histoire accompagné par trois (très bons) multi-instrumentistes. Le fil d’une histoire, enfin plutôt le fil de son histoire avec la musique. Ses grandes chansons mais aussi celles des autres, prouvant une nouvelle fois ses grandes qualités d’interprètes. Elle reprends ainsi le très élégant « Tu ne dois rien » de Stephan Eicher avec beaucoup d’émotion. Elle aime « les chansons d’hommes », et elles lui vont plutôt bien car l’effet est de taille lorsqu’elle propose un medley composé de « J’ai oublié de l’oublier » (Eddy Mitchell), « Céline » (Hugues Aufray) et « Les portes du pénitencier »(Johnny Hallyday) ou propose un flamboyant « Osez Joséphine » de Bashung et une très belle reprise de Rufus Wainwright (très certainement inconnu de la majorité de la salle). Un set acoustique qui ne manque ni de coeur, ni d’énergie où Isabelle Boulay se fait conteuse d’histoires, de son histoire entre standard country, titres issus de son dernier album « Les Grands Espaces » et d’autres sortis du passé qu’on entend à nouveau avec beaucoup de tendresse, redécouvrant la force d’un « Parle Moi » qui fît d’elle une star en France. Star, certes, mais sans artifice, avec une grâce et une finesse rare. Celles des grands interprètes.

« Dis quand reviendras-tu » de Barbara clôt ce spectacle qui met fin à une première partie de tournée française. Et on se surprend à vouloir lui retourner la question.

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