Les FrancoFolies de Montréal, en bref #FRANCOSMTL

Des valeurs sûres
De Juliette Gréco à Pierre Lapointe, les valeurs sûres ne manquaient pas à l’appel de cette 27ème édition des Francofolies de Montréal.
Ainsi, Isabelle Boulay a proposé une version plus intimiste de son dernier spectacle dédié au répertoire de Serge Reggiani : Reggiani, vous et moi, comme pour se rapprocher davantage encore de cet immense interprète qui semble l’avoir tant inspirée. Encore une fois, ça fonctionne. C’est élégant, réconfortant.
Tandis que Patrice Michaud profitait de ses derniers instants sur la scène du Club Soda, un autre chouchou du public québécois, Alex Nevsky, s’apprêtait à enflammer la grande scène extérieure. Face à une foule immense – sans doute la plus importante de la semaine – et appuyé par ses invités, Marie-Pierre Arthur, Fanny Bloom, Radio Radio, Nevsky ne s’est pas contenté de ses propres titres. Mention pour l’inattendue reprise collective de J’irai où tu iras de Céline Dion et Jean-Jacques Goldman.
De son côté, Alexandre Poulin a régalé les spectateurs de son Mouvement des marées. L’assistance grandissait au fil de la représentation, à tel point qu’il était devenu presque impossible de se déplacer aux alentours. Le lendemain et à quelques heures de prendre l’avion en direction de l’Europe pour la Fête de la Musique, l’artiste était venu soutenir son amie Constance Amiot le temps d’un duo.
En France, il fait office de valeur sûre, mais au Canada, c’est une autre histoire. Julien Doré avait deux soirs pour briser la glace et conquérir le cœur des Montréalais. Défi réussi ! Chaque soirée lui amenant son lot de belles foules. Des prestations très remarquées !
De jolies premières
À commencer par l’impressionnante Valérie Lahaie. Tant de puissance et d’intensité dans un si petit corps, cela a de quoi étonner. Recrutée à l’âge de 16 ans par Francis Cabrel pour participer aux prestigieuses Rencontres d’Astaffort en 2008, la jeune femme semblait fière de présenter son album dont elle a (co-)signé la majorité des pièces.
Salomé Leclerc se souviendra sans doute longtemps de ces Francofolies de Montréal ! Outre ses performances scéniques – en solo, puis dans le collectif Légende d’un peuple -, plusieurs récompenses sont venues couronner son talent. Après le prix Rapsat-Lelièvre, grâce auquel elle se produira aux Francofolies de Spa cette année, elle a également reçu le prix Félix-Leclerc qui lui permettra de rejoindre la programmation des Francofolies de La Rochelle 2016.
Les Français n’étaient pas en reste avec Nach et Constance Amiot. Tout juste débarquée de l’avion, elles ont offert une première représentation sous la forme d’un showcase, avant de se produire chacune de leur côté. Les spectateurs présents semblaient ravis de ce qu’ils entendaient.
Difficile de passer sous silence la prestation de Pascale Picard… en français. Une première ! Sophie Pelletier à, quant à elle, confirmé son statut d’espoir de la chanson en offrant une prestation à son image, mêlant la folk au country, au rock et même, parfois, au blues.
Des découvertes
Les Francofolies, c’est aussi l’occasion de faire des découvertes musicales. Deux d’entre elles ont retenu notre attention : Mario Lepage aka Ponteix, avec ses faux airs de Julien Doré mais au son unique ; et la sympathique Safia Nolin, véritable coup de cœur. La seconde sortira son album au début de l’automne, on en reparlera, c’est certain !
Des regrets ou quand l’expression « remuer le couteau dans la plaie » prend tout son sens
Kevin Parent profitait de l’évènement pour célébrer les vingt ans de son premier album, Pigeon d’argile, vendu à l’époque à plus de 200 000 exemplaire. Un exploit. Il offrait donc un spectacle exceptionnel. Un moment unique selon ceux qui y ont assisté.
Tomber sous le charme de Bernhari lors d’un showcase présenté en début de semaine, mais rester envoutée par Michel Rivard le dernier soir. Ce n’est que partie remise, mais on s’en mord les doigts d’autant plus que la rumeur veut que la douce Stéphanie Lapointe soit venue lui rendre visite.
Déception aussi d’avoir manqué les spectacles de Vincent Vallières (décidément !), Philippe Brach et Félix Dyotte. Allez, au rattrapage !

 

Crédits photo : Valerie Gay-Bessette