Editos / Live reports / 30/10/2014

Lettre à Pierre #FromParisWithLove

Cher Pierre,

Je t’aimais bien avant de venir à la Cigale. Joyeusement motivée par des attachés de presse convaincus, je suis venue en ayant tout de même peur de plonger dans les abîmes de la tristesse (j’espère que tu ne m’en voudras pas mais l’à priori du piano/voix un dimanche soir était plus fort que toute argumentation).

Puis je suis venu. Y avait Henri, qui m’a tant parlé d’un de tes concerts dans un club à Montréal et quelques amis. Après seulement deux chansons, j’étais conquise, les yeux (presque) gonflés mais l’éclat de rire au coin. Adossée au mur noir de la Cigale, j’ai jubilé.

Tu bavardes entre les chansons, tu distrais, amuses avec une finesse remarquable. Autant que la justesse de tes chansons, graves, tristes peut-être mais directes, redoutables. Courtes oui mais assez intenses pour se laisser traverser, jamais transpercer. L’émotion est plus évidence que facilité. Je me prends à rêver que tu viennes donner quelques leçons à certains chanteurs de notre variété (bien trop) française. Et comme dans ton Paris-Tristesse qui porte à merveille le costume de l’automne dans la capitale, tu reprends Barbara, Léo Ferré puis Aznavour avec qui, malheureusement en France, en 2014 le « ils se couvrent, les pauvres fous, de ridicule. Ça gesticule et parle fort. Ça joue les divas, les ténors de la bêtise » fait écho à une foule en bleu et rose. En rappel, tu offres aussi un peu de Françoise Hardy… et pour ça, jamais je n’aurais pu dire du mal de toi. C’est une longue histoire, je t’expliquerais ça une autre fois.

Trois standing ovation à la Cigale, ce n’est pas banal. Un dimanche soir, encore moins, j’en suis certaine. « Je déteste ma vie » comme toi, parfois, moi aussi mais ce soir cette salle était « la plus belles des maisons ».  Et ce n’était pas la tristesse mais bien une forme de liesse que Paris a associé à ton piano.

Je t’aimais bien. Maintenant, je t’aime beaucoup. Que longs soient tes séjours par-ici.

Tu m’en voudras pas si je remercie Simo, Henri, Jérémy et Brigitte sans qui je ne t’aurai jamais rencontré.

A bientôt,

La Bande.

L’album « Paris-Tristesse » sort le 17 novembre prochain


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