« Musique et Cinéma » – Bruno Pelletier et Guy St-Onge #MEL2015

 

Musique et Cinéma. Un concept qui attise la curiosité autant que la méfiance. Il faut dire qu’il a été surexploité au fil des années. De tous temps – et même avant que le cinéma ne deviennent parlant – la musique a fait partie du septième art, offrant souvent des instants inoubliables. Il est donc logique que de nombreux musiciens soient attirés par ces pièces intemporelles et décident de se les approprier. Pour le meilleur parfois et souvent pour le pire.

Bruno Pelletier et Guy St-Onge ont à leur tour décidé de se plonger dans la thématique. Un album, simplement intitulé Musique & Cinéma a vu le jour en 2014 et a rapidement occupé les premières places des palmarès québécois. Une tournée a ensuite été amorcée. C’est ce spectacle que le festival Montréal en Lumière a choisi de mettre en avant pour ouvrir sa 16ème édition. Pour l’occasion, les deux artistes ont même eu l’honneur de se voir accompagner par les merveilleux musiciens de l’Orchestre Métropolitain.

Quoi de mieux sinon que l’œuvre de Michel Legrand pour se plonger directement dans l’univers Musique et Cinéma ? Guy St-Onge rejoint seul l’Orchestre et s’installe au piano. Les notes volent, on reconnait les thèmes de La Baies des anges, des Parapluies de Cherbourg, des Demoiselles de Rochefort… Du déjà entendu certes, mais toujours aussi plaisant. Plus tard dans le spectacle, c’est avec Bruno Pelletier cette fois qu’il rendra hommage à celui qu’il considère comme son maître, en interprétant Dis-moi, tiré du film Un peu de soleil dans l’eau froide (Jacques Deray, 1971).

 

 

Les comparses ont choisi de commencer par les premières chansons qu’ils ont enregistrées pour le disque : La maison sous les arbres (Gilbert Bécaud, 1971) et Against All Odds (Phil Collins, 1984). Par superstition peut-être. Les titres s’enchainent ensuite. À ceux de l’album, s’ajoutent quelques pièces acoustiques. Bruno Pelletier s’accompagne à la guitare pour The Rose (Bette Midler, 1979), Guy St-Onge s’amuse sur son xylophone dans La Manic (George Dor, 1966).

Une connexion s’installe entre la scène et le public. Pelletier souligne ressentir une certaine bienveillance et cela l’enchante visiblement. Les langues se délient, les artistes se confient et plaisantent davantage. Le spectacle suit son cours. Plusieurs fois, des frissons nous parcourent les bras : de la bouleversante Shefferville, empruntée à Michel Rivard, à Somewhere, extrait de West Side Story et popularisée par Barbra Streisand.

Voici venu le temps du rappel. « Déjà ? » se surprend-on à penser. Musique et Cinéma se termine comme il a commencé, sous la bonne étoile Notre Dame de Paris. Le projet est en effet né de la rencontre entre Bruno Pelletier et Guy St-Onge lors de la tournée anniversaire de la célèbre comédie musicale, signée Luc Plamondon et Richard Cocciante.

C’est une histoire qui a pour lieu

Paris la belle à l’an de Dieu

Mil quatre cent quatre-vingt-deux

Histoire d’amour et de désir…