Peter Peter – Une version améliorée de la tristesse

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Il y a quelques mois, nous vous présentions Peter Peter. Il n’était pas encore signé en France mais déjà sa version améliorée de la tristesse nous avait séduit au point que dès sa signature chez Arista, nous avions souhaité le rencontrer… Son deuxième album, enfin disponible en Europe, est une vraie réussite. Avant son concert au Nouveau Casino le 6 mars, retour sur un disque qui vous accompagnera longtemps.

De la tristesse ambiante se détachent des envolées pop, des accents de synthès lancinants, la mélancolie tantôt sensuelle, tantôt nerveuse d’un saxophone. Les insomnies sont bordées de lumières artificielles et multicolores comme le reflet des néons sur les trottoirs trempés par la pluie. Un son fin et puissant, inspiré des années 90 mais criant leur modernité. Des élans de new-wave, de pop avec l’audace du français. Un peu naïf parfois, mais si juste. De « Beauté Baroque » à « MDMA » mais encore « Les chemins étoilés » ou « Réverbère », Peter Peter affiche un romantisme décomplexé, une poésie tantôt quotidienne, tantôt fantasques. Au moins autant que les instants peuvent l’être.

Briser la mélancolie dans une sensibilité baroque semblent être le credo de cette boucle de chansons, qui enlacent, accompagnent et font poindre des sourires, complices.

Sur des mélodies entêtantes, Peter Peter entraine dans les méandres d’une errance sublimée par la mélancolie, par le collectif. Car il ne fait nulle doute que cette « Version améliorée de la tristesse » incarne une génération « qui se cherche beaucoup, qui a beaucoup d’ambition. ». « Ce qui fait nos moments de panique et de douleur » précise t-il. Un disque qui tourne, comme un cycle. Rien d’infernal, bien au contraire. Une consolation.

 

« Nos visages fondent dans la nuit incendiée,

Nous ramons dans la pluie des chemins étoilés. »