Quand Joyce Jonathan enchante le Trianon

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Mardi soir, c’est dans une des plus belles salles parisiennes que Joyce Jonathan, produite en 2010 par My Major Company, nous a donné rendez-vous pour une des premières dates de sa tournée Caractère. De « Je ne sais pas » à « Sans Patience » en passant par » Ça Ira », c’est une belle occasion pour nous de redécouvrir ou découvrir en live son premier album Sur mes gardes, et Caractère, sorti en juin dernier.

 Sophie Maurin, première partie de Joyce, arrive avec son clavier et une paire de ciseaux pour seuls instruments. Un univers un peu décalée comme le laisse présager « Le cortège », adaptation d’un poème de Prévert, ou encore « Ciseaux ». Un univers à part qui aura conquis par sa douce voix et son piano enchanteur : un album à écouter d’urgence !

 

Après s’être fait attendre, ce sont quatre musiciens que l’on voit apparaître sur scène, guitare, basse/contrebasse, clavier et batterie vont donc accompagner Joyce tout au long de son concert ! Les chansons clé de ses albums sont reprises en cœur par un public en ébullition, en osmose avec la jeune artiste. Surprise de la soirée, Tété vient la rejoindre sur scène pour interpréter pour la première fois leur duo « Sur mes gardes », avant une jolie battle de chorales improvisées dans le public.

Découvrir en live les chansons sous d’autres arrangements, vivre avec l’artiste les histoires qu’elle raconte, les émotions qu’elle partage. Et c’est un pari réussi pour Joyce Jonathan!  On y rencontre une jeune femme drôle, pleine d’entrain et de vitalité. Des chansons pour danser, bien loin de l’image de la petite fille mélancolique aux chansons sur la rupture et la déception amoureuse.

 

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Si l’on pensait appuyer sur « play » en venant l’écouter en live et retrouver exactement les arrangements du disque, de grandes surprises sont au rendez-vous ! Les arrangements sont assez éloignés du disque. Certains titres comme « Botéro » vont être beaucoup plus rythmés et enjoués. « Quand tu me prends » devient plus pétillant et frais. A l’inverse, on découvre des chansons plus intimiste avec « Au Bar » où Joyce et les musiciens se retrouvent au centre de la scène pour un moment de douceur, ou » Passage oublié », que la chanteuse interprète, seule, au piano pour clore le concert.  

Avant de quitter la scène, ce sont 1500 affiches qui se sont levés dans tout le Trianon, surprise colorée de ses fans. Après avoir été produite par les internautes, le deuxième album de Joyce Jonathan confirme sa popularité, son succès et son inscription parmi les chefs de file d’une nouvelle variété.

Ce qu’on retiendra de ce concert c’est l’intensité, l’émotion de ses interprétations, l’énergie, surprenante et la complicité avec un public conquis. Ce lien qui fait l’âme, les carrières des chanteuses populaires. Un spectacle à découvrir, à apprécier jusqu’à la fin de l’automne avec un retour au printemps sur les routes.