Rouge Ardent – Axelle Red

 

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La chevelure rousse d’Axelle Red appelle à un refrain qui a marqué des années, autant que sa sensualité. Et même si depuis les albums égrènent les multiples facettes de l’artiste flamande, c’est la rançon d’un succès populaire. Mais Axelle Red revient avec son huitième album vers quelque chose qui ramène à cette époque. Un renouveau de cette soul, devenue pop sous les sonorités francophones, loin de l’accent à voyelle de la musique américaine qui l’a bercée jusqu’à l’aube de ses 45 ans.

Et pourtant, c’est à Memphis essentiellement qu’Axelle Red a donné naissance à « Rouge Ardent », s’inspirant pour l’écriture d’une absence imaginée, celle ressentie par l’amour d’enfance de Christopher McCandess, héros du (très beau) film de Sean Penn, Into The Wild. L’histoire se déroule comme un ruban rouge satin. Cela donne un album assez mélancolique, qui ne manque pas de swing, une soul américaine devenue pop élégante une fois traversée par l’écriture précise et imagée d’Axelle Red. Des chansons d’amour sans les exagérations et les mièvreries vers lesquelles on peut tendre par facilité. Non, Axelle est juste, se concentrant sur l’essentiel, sans bavardages inutiles. Sa voix délicate et suave a trouvé avec ces orchestrations l’écrin pour donner de l’élan à son timbre.

« Rouge ardent », premier single, pourrait être suivi par « Cette ville », ballade roadie qu’on imagine bien en radio. « Je te l’avais dit » signée Gérard Manset est certainement l’un des plus beaux titres de ce « Rouge ardent ». Brûlant d’absences où défilent les images d’un ailleurs fantasmé, dessiné à l’amour d’un trait appliqué au fil des titres. Aux crédits on retrouve également Stephan Eicher et Miossec qui co-signent avec Axelle Red le rétro « De mieux en mieux ». Albert Hammond, collaborateur historique de la chanteuse flammande, fait aussi partie du voyage autour de ses chansons emmenées par Mark Plati (The Cure, Françoise Hardy, Zazie…). Des chansons qui battent la route comme un coeur (en or) et s’offrent un terminus au paradis. « La Maison Désertée », clôture mélancolique d’un album ardent de sentiments, les épaules redressées avec autant d’élégance.

Le nouvel album d’Axelle Red. C’est Rouge. Ardent. Et une redécouverte.

 

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