Portraits / 22/01/2013

50 ans et des Olympias pour Serge Lama

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C’est à croire que Serge est un prénom béni de la plume du plus fort des oiseaux. Mais ce n’est pas de Gainsbourg dont il est question cette fois, ni de Reggianni et de ses loups, mais de Lama. Le Serge avec ses ballons rouges. A l’heure où il est bon de distribuer des victoires d’honneur comme on enfile des perles, Lama n’a besoin d’aucune parure pour continuer de chanter. « Avec Simplicité », ses 50 ans de carrière impose qu’on lui souhaite un bel anniversaire et que l’on se souvienne de ce qui lui revient….

« Je suis Malade », « D’aventures en aventures », « Je t’aime à la folie ». Des mélodies phares, des textes forts : portes drapeaux de la chanson de Serge Lama. Des incontournables aux merveilles cachées dans la tracklist de certains de ses albums. Des titres parfois moins connus comme « Le 15 juillet à cinq heures », « L’esclave » ou « Et puis on s’aperçoit », « Mariage d’un jour »… Et tant d’autres.

Et parce qu’après des tonnes de disques vendus, celui qui aurait pu devenir « machine » ou « vieux con réac » (qualificatif à la mode chez les plus de 60 ans) est resté poète, franc et entier. Comme lorsqu’il ne se privé pas de dire qu’à renfort de compilations les maisons de disques ont peu abusé de la dynamique du marché, comme lorsqu’il rappelle en prime sur France 3 que trop souvent, on oublie que ce qui fait la grande chanson française, c’ est autant une force mélodique qu’un grand texte.

De poésie, le chanteurs aux milles aventures peut en parler car il n’est pas seulement l’homme des petits femmes de Pigalle, il est certainement un des grands auteurs qu’il reste au patrimoine de la chanson française. Puisqu’il est bon de rendre hommage à la carrière des vivants, la jeunesse dite de Goldman pourrait trouver dans le répertoire de Serge Lama, de grands titres à reprendre, de grandes mélodies à ré-arranger (car à force d’être de leurs temps, certaines chansons n’ont pas toujours bien vieillies côté arrangements). Lui-même n’a jamais  eu peur de se réinventer, au travers d’un album de duos en transformant ses plus grands succès comme le « D’aventures en aventures » avec Enzo Enzo ou l’inoubliable « Je voudrais tant que tu sois là » avec Annie Girardot.

Dans le sillon des Brel, des Leprest et des Bécaud, Serge Lama, lui, est encore là, traçant sa route avec l’héritage d’une si longue carrière et les évolutions musicales, sans perdre ce qui a fait son succès, sans s’éloigner de cet identité de chanteur-raconteur d’histoires. Et si certains de sa génération sont aujourd’hui sacralisés, et si dans les hommages et la distribution des lettres de noblesse, on oublie trop souvent ce poète. Le public, lui, ne s’y trompe pas. Et ceux, pour qui Serge Lama reste un simple chansonnier franchouillard, fredonnant des airs de joie aux fantômes érotico-populaires, se mordront leurs lèvres un jour.

En attendant, Monsieur Serge, le gamin éternel, Lama sera à l’Olympia ce soir et jusqu’au 17 février pour fêter comme il se doit, un demi-siècle de poésie, d’harmonie et de caractère.


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Diane Roudeix
Rédactrice en chef de La Bande Sonore




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1 Comment

Nov 22, 2013

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