Live reports / 14/11/2013

Vanessa Paradis ? « Un Incendie »

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Hier soir, Vanessa Paradis clôturait une série de sept concerts à guichets fermés au Casino de Paris. Actrice et chanteuse depuis plus de 25 ans, l’artiste ravit le public. La scène, elle, semble être son meilleur terrain de jeu.

En ombre chinoise, sous l’introduction de ses (brillants) musiciens, se dévoile la silhouette filiforme et sensuelle de Vanessa Paradis. Gracieuse et délicate. Ainsi vont se dérouler dans une scénographie moderne et épatante les années de carrière de la petite blonde propulsée dans la lumière avec « Joe Le Taxi » alors qu’elle avait 14 ans à peine.

Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz, Etienne Roda-Gil, Mathieu Chedid, Gaetan Roussel. Aucun des hommes dont elle a été la muse n’est écarté dans ce Love Songs Tour, qui n’aurait d’ailleurs pu porter aucun autre nom. Le dernier en date, Benjamin Biolay, auteur-compositeur principal de son dernier album, est aussi sur scène, dans l’ombre des autres musiciens. Discret et omniprésent entre trombone, piano, violon et accords de guitares. Jusqu’au duo « Les Roses roses », face à face d’ombres délicates.

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 Un « Tandem » d’élégance, équation fabuleuse. « Divine Idylle », « Natural High », « Pourtant », « Marylin & John », « L’incendie ». Aucun titre phare n’est oublié, mis de côté pour quelque raison obsure. De son dernier « Love Songs », plutôt bavard et varié, elle a extrait les ambiances, les titres phares. « Mi amor », « Les espaces et les sentiments » et le tango qui sépare la passion : « Le Rempart »

Le temps semble n’avoir aucune prise sur Vanessa Paradis. Libre et légère dans sa maîtrise de la scène, subtile dans le choix des arrangements. Les chansons déshabillées revêtent aujourd’hui d’autres harmonies, d’autres énergies sans dénaturer leur essence.  Elles défilent les années, s’égrainent au fil du set. L’air de rien et Vanessa, elle, ondule, se déhanche, danse. Gracieuse. Elle joue. Et le public la suit. Jamais pressent comme peut l’être celui des icônes. Bienveillant et heureux. Il n’existe pas d’autres chanteuses qui en 2013 porte aussi bien le micro filaire. Nonchalance maitrisée à l’instar de l’émotion qui lui laissera les yeux brillants au moment du dernier salut.

La voix jamais noyée. Devant et précieuse lorsqu’elle entonne « La chanson des vieux cons », frêle mais incarnée : mise en abîme de la dualité, de son charme incontestable. Bouleversante. Sans fausse note ou faux semblant, Vanessa Paradis a envouté le Casino de Paris, qui pendant de longues minutes l’aura acclamée. Les vingt-cinq ans d’amour ne rendront pas l’âme ce soir.

Vanessa Paradis ? « Un incendie ».

 


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Diane Roudeix
Rédactrice en chef de La Bande Sonore




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